le porc Choisir son morceau
Histoire du porc

Des cochons moins gras et plus riches en viande

Svelte mais robuste et très prolifique : c’est le cochon d’aujourd’hui, obtenu grâce à un important travail d’amélioration génétique effectué par croisements de races sur le cheptel porcin. Conclusion: le porc répond aux attentes des consommateurs en matière de viande maigre et pas chère.
La Bretagne est le bastion des cochons :
plus de la moitié du cheptel national y est regroupé.

Les races dites “améliorées” sont élevées de façon industrielle pour la grande consommation comme la Large White (la plus maigre), la Landrace ou la Piétrain. Elles représentent plus de 95 % de la production française.

Il existe par ailleurs des races rustiques autochtones
aux effectifs restreints, adaptées à un terroir particulier et élevées en plein air ou en liberté, comme le Porc de Bayeux, le Blanc de l’Ouest, le porc Cul Noir limousin, le Porc Basque (qui donne le jambon de Bayonne) , le Corse ou le Gascon.


Le plus gros cochon du monde
C’est l’américain Big Bill, de la race Poland China. Né dans les années 30, il mesurait 3 mètres de long et pesait 1 276 kg ! Son propriétaire amassa une fortune en faisant payer les curieux qui venait admirer cette prodigieuse femelle. Après sa mort, Big Bill ne fut pas mangée mais empaillée et exposée dans un musée.




Le porc et tous ses noms:
une truie n’y retrouverait pas ses petits.
Le “porcelet”, “goret” ou “laiton” est le petit qui tête. Le “verrat” est le mâle destiné à la reproduction. La femelle vouée à la reproduction est “cochette”, “coche” puis “truie” après sa première portée. Le “cochon” c’est celui qu’on engraisse pour se mettre sous la dent, qu’il soit mâle ou femelle ! Le “porc charcutier” est consommé à l’âge de 5 à 6 mois et pèse de 90 à 115 kg, le “cochon de lait” est âgé de 5 à 6 semaines et pèse autour de 10 kg.




Les différentes races de porc :

- Le Piétrain
- Le Duroc
- Le Large White
- Le Landrace Français

Vers une nouvelle politique d’élevage
Après la surproduction des dernières décennies,

La tendance est à la “désintensification”
de l’élevage des porcs.
Les éleveurs sont conscients que pour maintenir le cours du porc, il faut diminuer le nombre d’animaux. Mais passer à un élevage plus “naturel” en liberté ou même en semi-liberté s'avère illusoire : “le porc est un animal trop fragile. Le risque de mortalité serait trop élevé “ explique Pierre Delporto, spécialiste de l’élevage.

Des élevages moins pollueurs. L’eau bretonne a trop de nitrates. La faute aux choux-fleurs, mais surtout aux cochons dont les déjections transformées en lisier sont épandues massivement sur le sol. L’alternative ? Répandre de la paille sur le béton où vivent les porcs. La paille “souillée” serait transformée en fumier et utilisée comme engrais. Une solution bien plus hygiénique que le lisier, mais aussi plus coûteuse : en France on ne manque pas d’idée mais on manque de paille !