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Bufs et vaches supportaient facilement dêtre assujettis au travail. Leurs tâches étaient cependant assez strictement réparties. Les vaches tiraient les charrues et labouraient, tandis que les bufs étaient utilisés comme animaux de trait et déplaçaient les lourds traîneaux chargés de grosses pierres nécessaires à la construction des temples et bâtiments officiels.
Les recettes égyptiennes de buf sont méconnues. Cependant, on sait quils étaient friands dépices et quils pratiquaient tant le braisage que les grillades ou la cuisson à la vapeur De là à imager un buf en daube à légyptienne, il ny a quun pas !
La déesse Hathor patronnait de nombreux domaines, tous rattachés à la vie et à la joie : la danse, le chant, livresse, la musique, lamour. Cest elle aussi que lon invoquait pour toute maternité, qui apportait fécondité aux femmes stériles et qui protégeait les accouchements. Elle représente donc la féminité au sens le plus large. Fille de Râ et épouse dHorus (son nom signifie « le Château dHorus »), elle symbolise lenceinte sacrée où sélabore la vie. A ce titre, toutes les déesses égyptiennes lui seront progressivement assimilées, et elle se confond souvent avec Isis. Identifiée par sa coiffure faite dun disque solaire entouré de cornes de vaches et ses oreilles de bovin, accompagnée dun sistre, elle est adorée dans toute lEgypte. Néanmoins, cest à Dendérah, au nord de Thèbes, que se situait un de ses principaux lieux de culte datant de lépoque ptolémaïque (300 avant J.-C. à 30 avant J.-C.). Certains vont jusquà dire quon ladorait Hathor et à travers ! |
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Boukhis était lincarnation du dieu Montou qui semble avoir été une divinité guerrière avant de patronner les derniers souverains de la XIe dynastie (vers 2100 avant J.-C.). Il fut ensuite évincé par la montée en puissance des clergés thébains qui adoraient le dieu Amon. La décadence de Thèbes vers 660 avant notre ère permit à ce dieu de retrouver une certaine faveur. Apis, le dieu vivant Le taureau sacré le plus célèbre dEgypte était Apis. Véritable attraction nationale, on venait même ladmirer depuis létranger. Apis était lanimal sacré, lincarnation du dieu Ptah, force motrice de lunivers, dieu créateur par excellence, patron des maçons, sculpteurs, forgerons, dessinateurs, architectes Avec sa femme, Sekhmet, la déesse lionne, et leur fils Néfertoum, ils forment la «triade thébaine». Logé à Memphis dans un temple magnifique, Apis coulait des jours heureux, nourri de morceaux de choix, entouré de génisses et soigné par les meilleurs médecins. Le public pouvait venir ladmirer et on donnait en son honneur des combats de taureaux. Le taureau Apis de Memphis était un véritable dieu vivant choisi par les prêtres selon des rites immuables et identifié grâce à des signes physiques : taches du pelage, forme des cornes, couleur de la robe. Lorsque ce taureau noir doté dun triangle sur le front mourrait, le clergé se mettait aussitôt en chasse dun veau dans lequel le dieu avait choisi de se réincarner. La population suivait un deuil officiel caractérisé par de longs jeûnes et des pratiques ascétiques. On enregistrait les dates de sa naissance, de son identification comme dieu, de son intronisation, de sa mort et de son inhumation. Pendant ce temps, le cadavre dApis était préparé pour son dernier voyage. Il bénéficiait dun embaumement de première qualité, équivalent à celui dune altesse royale. Sa momie parée comme celle dun prince était déposée dans un énorme sarcophage dalbâtre (entre 60 et 70 tonnes) et enterrée à la suite de ses prédécesseurs. Légyptologue Auguste Mariette a découvert en 1851 le Sérapeum de Saqqarah où étaient inhumés les Apis. Au cours de ses fouilles, il mit à jour une galerie de 250 mètres contenant 24 sarcophages de taureaux divins entourés de stèles, dex-voto et de bijoux. Le taureau, le pharaon et lEgypte Non content dêtre un aliment de fête, dêtre adoré comme un dieu et enterré comme un prince, le taureau était également étroitement lié à Pharaon. Lorsque Ménès, le premier pharaon «historique», unifie la Basse et la Haute-Egypte, il le fait en partie sur la base du culte du taureau Apis, identifiant dès lors les cultes taurin et royal dans une synthèse qui va traverser les siècles. Cest ainsi quHathor se voit attribuer la fonction de nourrice divine. Des sculptures nous montrent Amenemhat III, puis Thoutmose III se glisser sous son ventre pour la téter. Le bovin apparaît également dans les noms officiels de Pharaon dès Thoutmose Ier (1580 avant J.-C.) qui est nommé «Taureau puissant qui sélève comme une flamme, le plus vaillant de tous, le dispensateur de vie aimé de Maat». Noublions également pas que le costume royal était orné dune queue de taureau. Enfin, précisons que quatre régions dEgypte situées au centre du Delta avaient aussi pris le buf pour emblème : le Buf noir, le Buf recensé, le Buf étranger et la Vache et le veau. Alexandre le Grand lui-même, lorsquil conquit lEgypte en 330 avant J.-C. fut acclamé comme un être divin et un sauveur. Il faut croire que les mythes ont la vie dure car il gagna immédiatement Memphis, où il accomplit une cérémonie sacrificielle en lhonneur du taureau Apis et fut alors seulement accepté comme nouveau pharaon. Figure complexe, le taureau bénéficiait dun statut original dans lEgypte pharaonique. A la fois met délicat, incarnation divine et symbole de la royauté, il ornait les parois des temples et les champs le long du Nil, offrant à tout un peuple sa fécondité légendaire et sa force tranquille. |
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