le cheptel bovin Consommation
Production
Exportation
Consommation
Depuis 1981, la consommation de bœuf n’a cessé de baisser en France. En effet, elle est passée de 24,3 kg par habitant en 1990 à 21,7 kg en 1999, soit une régression de 10,7%.
En 1996, lorsque la crise de la vache folle a débuté, les ventes ont chuté de 20% pendant quelques mois. À l’époque, les Français avaient reporté leurs achats sur le poulet, depuis mis en cause par la crise de la dioxine.
Aujourd’hui, on pourrait s’attendre à des chiffres en chute libre pour cause d’Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) or on remarque au contraire qu’ils sont stables.
En effet, la consommation française de viande bovine en 1999 a progressé de 2,3% et devrait atteindre 1,313 million de Tonnes d’Equivalent Carcasse (tec), selon les chiffres fournis par l’Office national interprofessionnel des viandes (Ofival).
Les différentes mesures mises en place par la filière et les pouvoirs publics, tel que l’étiquetage, ont contribué à rassurer les consommateurs. La reprise économique et la hausse du pouvoir d’achat des ménages ont probablement permis la poursuite du redressement de la consommation.
Jusqu’à présent, on remarque une consommation stable de la viande bovine.

Production
Pour 2000, le cheptel bovin français s’est établi à 20,6 millions de têtes, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’année précédente.
Ce chiffre est encourageant, d’autant plus que tous les autres pays européens ont enregistré une diminution de leur cheptel.
Avec pas moins de 25 races répondant aux noms de Blonde d’Aquitaine, Limousine, Aubrac, la France possède près du quart de la viande bovine de l’Union Européenne, devant l’ Allemagne (14,9 millions de têtes), le Royaume-Uni (11,3 millions de têtes) et l’Irlande (7,2 millions de têtes).

Exportation
La France a connu au premier semestre 2000, une contraction de ses exportations de viandes, conserves et animaux vivants qui n’atteignent que 177 000 tec, en recul de 6,7% (-12 600 tec).
La forte baisse des exportations de viandes congelées n’a pu être compensée par la viande fraîche. La baisse des exportations devrait s’accentuer (-16%) au troisième trimestre et perdurer au quatrième trimestre 2000 (-10,2%).
Pour l’ensemble de l’année, les exportations de viandes bovines devraient être en repli de 9,3% (368 000 tec).



Source : Ofival. Octobre 2000.