le suivi vétérinaire

Inspection minutieuse de la carcasse
Avant l’abattage, les vétérinaires examinent les animaux pour détecter ceux qui sont malades ou accidentés.
Puis ils inspectent les carcasses : reconnues bonnes à la consommation, elles sont estampillées d’un tampon à l’encre, sinon elles sont retirées du circuit. Chaque quartier puis chaque lot est estampillé de la même façon.
C’est aussi à l’abattoir que, par prélèvement des viandes, on vérifie qu’aucun médicament, qu’aucune substance interdite par la loi, comme les anabolisants, n’ont été donnés aux bêtes.
L’abattage à la ferme est aujourd’hui interdit, sauf pour la consommation familiale. Il doit se faire dans un abattoir agréé.
Les boucheries, les ateliers de découpe et les entreprises de transformation doivent également respecter des règles d’hygiène très sévères et sont régulièrement contrôlés.
Les professionnels et les pouvoirs publics sont en charge de la sécurité alimentaire.
Pour assurer une production irréprochable, les éleveurs ont organisé les Groupements de Défenses Sanitaires.
Au niveau des pouvoirs publics, la sécurité alimentaire est placée sous la tutelle des ministères de l’Agriculture, et de ses services vétérinaires, du ministère de la Consommation qui bénéficie des services de la Répression des Fraudes, et du ministère de la Santé
L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) créée à la suite de l’affaire de la vache folle, est l’informateur scientifique de tous ceux qui ont un rôle à jouer dans la sécurité alimentaire. C’est l’expert-évaluateur des risques sanitaires et nutritionnels que peuvent présenter les aliments destinés à l’homme ou aux animaux.
L’affaire des poulets : plus de bruit que de mal.
Mai 1999 : de la dioxine, introduite de façon frauduleuse voire criminelle, a contaminé un lot de graisses animales utilisées pour la nourriture des volailles. Poulets, oeufs et produits dérivés (pâtes, pâtisserie, mayonnaise) belges sont retirés de la vente.
Les médias et les consommateurs s’émeuvent : le poulet est la viande préférée des Européens. Après deux semaines de crise, les ventes repartent , en particulier celle des poulets haut de gamme dont les éleveurs ont fait valoir les garanties d’origine, d’élevage et d’alimentation.
Conclusion : l’affaire a été réglée avec rigueur et rapidité. Aucune conséquence néfaste pour la santé publique n’a été déplorée. Pour atteindre un taux de toxicité réellement dangereux, un consommateur aurait dû ingurgiter 70 kg de volaille en 3 semaines.