| la fièvre aphteuse | |||||
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Ce quil faut savoir |
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| Cette maladie dorigine virale, plus connue sous le nom de « fièvre aphteuse » est très contagieuse. Elle touche tous les mammifères bi-ongulés (bovins, ovins, caprins, porcins) et se caractérise par lapparition daphtes sur les muqueuses buccales, nasales et mammaires ainsi que les onglons. Cela entraîne une salivation intense et filante, des troubles de la mastication, des boiteries et une chute de la production laitière. Lévolution est la plupart du temps bénigne chez les animaux adultes mais peut devenir mortelle chez les plus jeunes. Les animaux guéris nen restent pas moins un réservoir de la maladie en devenant porteurs sains du virus. La fièvre aphteuse est classée sur la liste A du code zoosanitaire de lOffice Internationale des Epizooties. | |||||
| Temps dincubation Il varie entre 2 et 14 jours. La transmission peut seffectuer soit par contact direct ou indirect entre animaux (excrétions et sécrétions), soit par lintermédiaire de vecteurs vivants (chiens, chats, chevaux) ou inanimés (véhicules, outils agricoles) ou encore par le vent qui peut propager le virus sur de longues distances. |
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| Pas de danger pour lhomme Il est important de noter que la fièvre aphteuse ne présente pas de danger pour lhomme (même si elle peut se faire à travers des plaies de la peau chez les personnes en contact direct avec des animaux infectés). La contamination pourrait se faire aussi par le biais de la consommation de lait cru mais ce risque est extrêmement limité, par la pasteurisation des produits laitiers, la destruction totale provenant des animaux infectés. Les très rares cas humains se sont traduits par des irritations locales (aphtes buccaux) sans gravité. |
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| Origine de la maladie Limportation illégale de viande contaminée, et lutilisation deaux grasses dans lalimentation animale seraient lexplication la plus vraisemblable, mais cela reste des hypothèses. Les « eaux grasses » intégrées dans lalimentation des porcins, qui seraient à lorigine de la crise, ne peuvent être produites quà partir daliments propres à la consommation humaine (provenant par exemple de restaurants ou de cantines). Les déchets, provenant davions doivent systématiquement être détruits. |
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| Chronologie dune crise Le 21 février 2001, une note dinformation est envoyée à tous les services vétérinaires, aux transporteurs, aux douanes et aux professionnels. Cest le début dune mise en uvre du programme pré-alerte fièvre aphteuse. Le 27 février : multiplication des foyers au Royaume-Uni et présence en France dovins originaires dun de ces foyers. Par mesure préventive, 10 000 animaux sont abattus. Le 2 mars : interdiction de limportation des animaux « sensibles » en provenance dIrlande. Le 13 mars : premier foyer de fièvre aphteuse détecté en Mayenne. Abattage de 114 bovins et destruction. Le 22 mars : premiers foyers aux Pays-Bas. Le 23 mars : deuxième foyer en Seine-et-Marne. Les 300 bovins et ovins sont abattus puis détruits. Le 7 avril : la zone de protection (3km) autour du premier foyer en Mayenne est levée. 13 avril : levée des mesures européennes dembargo sur le bétail français. 14 avril 2002 : le gouvernement britannique annonce que la fièvre aphteuse est éradiquée (bilan : 3,9 millions danimaux ont été abattus depuis le début de lépizootie, dont 602 000 bovins, 3,1 millions dovins et 139 000 porcins). |
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| Lagriculture intensive est-elle en cause ? La fièvre aphteuse a été éradiquée dans lUnion européenne à la fin des années 80. Seuls, deux foyers avaient été enregistrés au début des années 90, un en Italie et lautre en Grèce (par incursion danimaux venant de Turquie). Il se trouve que la fièvre aphteuse a la plus forte prévalence dans les pays à vocation traditionnelle (Moyen orient/Amérique du Sud) et que les pays de lOCDE étaient jusquà lors les moins touchés. |
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| Pourquoi a-t-on abandonné la vaccination ? La vaccination a été abandonnée en 1991 car la maladie semblait éradiquée et que cela représentait une économie de plus dun milliard deuros. De plus, elle a permis aux producteurs de lUnion dexporter vers des pays nautorisant les importations quen provenance de pays indemnes de fièvre aphteuse nappliquant pas une politique de vaccination contre la maladie. Aujourdhui, et malgré la crise récente, la vaccination dun cheptel communautaire de plus de 300 millions danimaux sensibles impliquerait une logistique et des coûts très importants. En outre, cette vaccination nest efficace que pour la souche de fièvre aphteuse et pas contre dautres souches de virus. |
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| Compensations financières : quels montants ? En 2001, lenveloppe disponible pour de telles compensations sest élevée à 41 millions deuros. La Commission a octroyé des compensations pouvant aller jusquà 60% des coûts de labattage des animaux et la désinfection. |
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| Un espoir : la luzerne transgénique Des chercheurs argentins étudient lefficacité dune luzerne transgénique contenant un vaccin comestible. Les premiers résultats semblent encourageants. « Cette opération seffectue avec la bactérie Agrobacterium tumefaciens, véritable bistouri moléculaire qui introduit dans lADN de la plante les gènes codant la protéine du virus de la fièvre aphteuse. Le végétal secrète ainsi cette protéine virale qui entraîne la formation danticorps chez les animaux qui la consomment Cela nest ni farfelu ni nouveau déclare Philippe Vannier de lAfssa. On a déjà produit des vaccins dans des plantes transgéniques qui donnent des résultats expérimentaux intéressants. Une double condition de réussite est nécessaire : que la dose de vaccin soit suffisante et que limmunité induite au niveau des amygdales ou de la muqueuse buccale lors de la mastication ne soit pas dégradée dans le rumen. » A suivre donc. (extrait de la revue Réussir-Lait Elévage- nov 2001 |
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