l'ESB
Maladie de "la vache folle”
En 1996 éclate en France le scandale de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Plus connue sous le nom de maladie “de la vache folle”, elle s’attaque au système nerveux des animaux.
Le scandale éclate lorsque la Grande-Bretagne annonce l’existence d’un lien entre l’ESB et la maladie de Creutzfeldt-Jacob,
mortelle chez les humains. Or, cela fait dix ans que l’ESB est apparue dans les élevages de bovins britanniques. L’émotion est très vive en Europe. Les médias renforcent la psychose et les consommateurs se mettent à bouder la viande de boeuf.
A l’origine de l’ESB : les farines animales
Composées de viande et d’os non consommés par l’homme, mais de qualité nutritionnelle intéressante, elles avaient été introduites en complément dans la ration alimentaire des bovins.
Entre 1980 et 1981, le Royaume-Uni avait modifié
le processus de fabrication des farines
en supprimant le chauffage. Cette étape de chauffage est pourtant nécessaire pour détruire l’agent ESB présent parfois dans les viandes recyclées, sinon les farines animales risquent de véhiculer la maladie aux bovins.
La France n’a jamais modifié le procédé de fabrication des farines.
Réactions immédiates des pouvoirs publics français
Embargo sur les bovins et la viande bovine provenant du Royaume-Uni.
En 1999 l’Union Européenne lève l’embargo mais les experts français jugent cette mesure prématurée et la France maintient l’embargo.
Saisie et incinération systématiques des cadavres d’animaux et des produits tripiers à risque.
Abattage de l’ensemble des bêtes lorsqu’un diagnostic d’ESB est confirmé dans un troupeau.
Retrait de la chaîne alimentaire des tissus ou organes de ruminants considérés comme “à risque” : cervelle, moelle épinière, rate, etc.
Interdiction de l’emploi de farines animales pour l’alimentation des ruminants (bovins, ovins, caprins).
Contrôles sévères de la fabrication et l’utilisation des farines animales pour les animaux non sensibles à l’agent ESB (porcs, volailles ou poisson).