vos questions
Sur le bœuf en général
Crise oblige, voici quelques réponses aux questions courantes que vous vous posez. Dans leur immense majorité, éleveurs et producteurs sont honnêtes, rigoureux et attentifs au respect des normes sanitaires.
Qu'il y ait une "brebis galeuse" ne doit pas anéantir le troupeau !
Q1. Connaît-on avec certitude "la trace" de la viande bovine ?
Dès sa naissance la vache est identifiée par un matricule qui figure sur les bagues fixées sur chacune de ses oreilles. Ce matricule – unique en Europe- est inscrit au fichier national.
L’animal possède aussi un passeport, sur lequel sont notés les élevages successifs dans lesquels il passe, et un carnet sanitaire.
Q2. Comment fonctionnent les tests de dépistage rapide ?
Les tests, mis en place par le Plan de Surveillance National, pratiqués après l’abattage, montrent une éventuelle accumulation du prion anormal dans le cerveau.
Les résultats, obtenus en moins de 72 heures, doivent ensuite être confirmés par un autre examen.
Q3. Qu’est ce que le prion ?
Ce n’est ni un virus, ni une bactérie, c’est une forme microscopique à l’origine de la maladie de certains bovins, l’ESB.
Elle entraîne dans ce cas la modification de certaines protéines qui se replient de façon anormale.
Q4. Où trouve-t-on du prion ?
Dans les tissus nerveux, cerveau et moelle épinière des animaux infectés. C’est pourquoi, pour l’ensemble des bovins abattus, ils sont tous systématiquement exclus de la chaîne alimentaire depuis des années, ainsi que les amygdales, le thymus, la rate et les intestins.
Q5. La viande est-elle épargnée ?
La viande n’est pas contaminante, elle ne permet pas de transmettre le prion. Aucune étude n’a pu montrer la présence de prions anormaux dans les muscles, donc la viande.
Les récentes questions sur la côte de bœuf ne concernent pas la viande mais la présence d’un morceau de vertèbre à l’extrémité de l’os.