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La viande et les enfants

«Finis ta viande si tu veux grandir», «Une bouchée pour Maman, une bouchée pour Papa»… Si elle est indispensable à l’équilibre alimentaire et à la croissance des enfants, la viande a trop souvent des allures d’obligation. Pourtant, tendre, goûteuse et riche, elle peut s’apprécier à tout âge. Il suffit de quelques astuces et d’un peu d’inventivité pour en faire un moment de plaisir et de découverte…
Variété et surprise au quotidien
Les viandes jouent des textures et des goûts ! Entre l’agneau et le veau, le bœuf et le poulet, les différences sont grandes. Les enfants préfèrent généralement les morceaux fondants, petits et fins, qui ne demandent pas à être mâchés longtemps. Les saveurs délicates, au goût peu prononcé, ont leurs faveurs. Même s’ils sont moins friands des morceaux à fibres longues, plus résistants, il est bon d’éveiller leur curiosité gustative.

Pour ce faire, quelques petits «trucs» :
- Alterner viandes rouges et viandes blanches afin de former le goût de l’enfant. Les viandes rouges doivent être privilégiées car elles contiennent 2 fois plus de fer. Les abats (foie de veau, d’agneau, rognons…) doivent également figurer au menu car ils ont une richesse en fer exceptionnelle.
- Renouveler les accompagnements pour stimuler l’appétit.
- Ne pas mélanger viandes et légumes. Chaque produit mérite une place à part, et l’enfant gagne à identifier précisément l’aspect et le goût de ceux-ci.
- Penser aux agrumes, riches en vitamine C qui favorise l’absorption du fer.

Les cuissons favorites des gastronomes amateurs
Tout le monde le sait, les enfants sont plus sensibles à certaines cuissons qu’à d’autres. Présentez un pot-au-feu et une escalope panée à un jury en culottes courtes… Le verdict ne traîne pas ! Les cuissons dorées et croustillantes volent la vedette sur les mijotés et les bouillis, surtout lorsqu’elles sont accompagnées de frites, de purée ou de pâtes.

L’imagination est le meilleur moyen de remporter l’adhésion des enfants. La viande ne se présente d’ailleurs pas qu’en morceaux, elle peut aussi être hachée menue et farcir un chausson, une tomate, enrichir un plat de pâtes ou un gratin, offrant ainsi un plat unique et savoureux.
Emmener ses enfants en voyage gustatif aux quatre coins du monde est également une source de surprises et de plaisir. Entre les tacos mexicains, le tajine d’agneau, le poulet tandoori, le bœuf bourguignon et le porc à l’aigre-douce, les enfants feront le plein de saveurs et de santé. Nul besoin pour cela d’aller sous d’autres latitudes ! Le supermarché, le restaurant ou la cuisine suffisent à changer d’atmosphère…


La viande : un aliment essentiel pour les juniors
Si le lait reste évidemment l’aliment numéro 1 de la toute petite enfance, la viande fait son entrée dès le 6e mois. En alternance avec le poisson et les œufs, elle fournira à l’enfant des protéines, des lipides, des minéraux (fer, zinc et sélénium) et des vitamines (B1, B2 et B12).

Grâce à leurs 9 acides aminés essentiels et non synthétisables par le corps, et à leur richesse en fer, les protéines sont de véritables briques qui permettent à l’enfant de construire un corps toujours plus grand. Il faut donc l’encourager à manger régulièrement de la viande.


Age
Quantité journalière
Texture
5-6 mois 10 g (2 c. à café) Finement mixée
6-7 mois 15 à 20 g (1 c. à soupe) Mixée
1-2 ans 20 à 30 g Hachée, menus morceaux
3-4 ans 30 à 50 g Petits morceaux
5-6 ans 60 à 80 g Morceaux
7-9 ans 100 à 120 g Viande entière
10-12 ans 120 à 150 g Viande entière
Adolescent 150 g Viande entière